Alain Michel: "Ce n'est pas les talents qui manquent en Algérie"

Alain Michel: "Ce n'est pas les talents qui manquent en Algérie"
19 Mar 2016

Alain Michel, âgé de 67 ans, a entraîné plusieurs clubs en France, dont Grenoble, Louhans-Cuiseaux et Saint-Etienne. Depuis 2008, cet ancien gardien de but, ex-professeur agrégé d’histoire-géographie, entraîne en Algérieoù il s’est forgé une solide réputation de technicien. Il est depuis octobre 2014 aux commandes du CR Bélouizdad, 5e du classement, qui affronte vendredi soir l’USM Alger, leader du championnat.

Vous avez décidé de partir en Algérie, en 2008, en vous engageant avec le Mouloudia d’Alger, le club le plus populaire du pays. Comment ce choix s’est-il opéré ?

J’avais passé un peu plus de deux ans aux Emirats arabes unis (Dubaï Sports, Al-Ahli et Baniyas) pour ma première expérience à l’étranger. A l’été 2008, j’ai eu l’opportunité de signer au MC Alger. Le fait qu’il s’agisse d’un club aussi prestigieux a facilité mon choix. Mais j’avais envie de connaître l’Algérie.

Je connaissais le pays grâce aux livres d’Albert Camus, qui a d’ailleurs grandi dans le quartier de Belcourt à Alger, celui-là même dont est originaire le CR Belouizdad, le club que j’entraîne aujourd’hui. Je me souviens aussi qu’à l’école, alors que j’étais en 4e, un gamin de mon âge avait intégré ma classe en cours d’année. Il avait quitté l’Algérie précipitamment avec ses parents pour les raisons que l’on sait, et il m’en parlait souvent. Au fil des années, j’ai rencontré des Algériens, des pieds-noirs aussi. Ils décrivaient tous l’Algérie comme un pays merveilleux, et cela a renforcé ma curiosité. Aller là-bas était à la fois un choix sportif et humain.

Débuter votre carrière algérienne par le Mouloudia vous a plongé tout de suite dans les réalités du football algérien ?

J’ai exercé deux fois dans ce club qui, au début, connaissait pas mal de difficultés financières. J’étais parti parce qu’il y avait souvent des retards dans le versement des salaires. Depuis, j’ai appris à connaître le fonctionnement du pays. Le championnat est professionnel depuis un peu plus de quatre ans, mais il y a encore des choses à faire.

 

Beaucoup de clubs ont des moyens assez limités. Il faudrait un peu plus les aider afin qu’ils puissent mieux se structurer, payer les salaires et faire face aux dettes, mais en contrepartie, qu’ils se plient aux règles. Je me suis aussi aperçu que les supporters ont beaucoup de poids.

On dit souvent que la rue gouverne les clubs algériens…

Elle peut en tout cas avoir une très grosse influence. En Algérie, on a déjà vu des entraîneurs se faire virer parce que les supporters le réclamaient. Peut-être était-ce une volonté de ne pas mettre à la tête de certains clubs un pouvoir trop fort. A l’inverse, un club comme l’USM Alger, qui est le plus riche et le plus structuré du pays, est présidé par un homme d’affaires puissant et influent, Ali Hadad. Et il incarne une vraie autorité, capable de parler aux supporters les plus virulents.

La sélection nationale est presque exclusivement composée de joueurs binationaux. Cela signifie-t-il que les joueurs locaux n’ont pas le niveau international ?

Mohamed Raouraoua, le président de la Fédération algérienne de football (FAF), a vite compris qu’elle pouvait gagner du temps en s’appuyant sur les joueurs nés et formés en France. Les résultats aidant, la sélection est devenue de plus en plus attractive, et beaucoup de binationaux décident de jouer pour elle.

Ces joueurs valorisent la sélection, et eux en profitent en devenant internationaux et en disputant la CAN ou la Coupe du monde. Car en Algérie, ce n’est pas le talent qui manque. Il y a d’excellents joueurs. Le problème, c’est que l’Algérie ne mise pas beaucoup sur la formation de ses jeunes. Les clubs ne disposent souvent pas des structures nécessaires. Je pense que c’est quelque chose qui finira par se développer. Des pays comme la Tunisie et l’Egypte, dont les clubs ont de très bons résultats au niveau continental, sont en avance dans ce domaine.

Comment expliquez-vous que les entraîneurs changent aussi souvent Algérie ?

Mais c’est aussi le cas en Tunisie ou au Maroc… Il y a une dimension affective et passionnelle qui explique cela, ainsi qu’une exigence immédiate de résultats. Il y a pourtant des dirigeants qui veulent porter des projets sur le long terme. Mais ils sont souvent rattrapés par la pression des supporters ou de la presse. C’est un peu celui qui crie le plus fort qui l’emporte… Cette instabilité technique concerne aussi bien les entraîneurs algériens et étrangers. Moi, je l’accepte

Pourquoi ?

Je suis un invité, et je dois me conformer aux pratiques locales. Je peux comprendre qu’il y ait une exigence de résultats à l’encontre d’un entraîneur, notamment étranger, très bien payé par rapport à une grande partie de la population. La mobilité fait partie du métier.

Le football algérien est miné par des problèmes de violence assez récurrents. Comment l’expliquez-vous ?

Les stades algériens sont souvent vétustes, et les conditions de sécurité ne sont pas toujours remplies. Il n’est pas difficile de trouver des pierres, qui se transforment vite en projectiles. Le stade est une forme d’exutoire social. Les gens qui y viennent appartiennent rarement aux classes moyenne ou supérieure, car ils ont peur de venir. Le stade permet à certains jeunes en difficulté sociale de provoquer la police et donc le pouvoir. Car paradoxalement, la rue algérienne est calme. On tolère dans les stades des choses qui ne seraient pas admises en dehors, même si j’ai vu les policiers taper joyeusement sur des supporters lors d’incidents.

La presse spécialisée algérienne est réputée pour être assez dure. Quels rapports entretenez-vous avec elle ?

Cela se passe plutôt bien. Il y a beaucoup de journaux spécialisés, de sites Internet, de radios, et la presse est très présente. Souvent, si les titres sont frappants, les articles sont moins virulents. C’est une façon d’attirer le lecteur. Christian Gourcuff, le sélectionneur de l’Algérie, a été passé à la moulinette en octobre. Il a été très surpris par la façon dont la presse travaille ici. Son prédécesseur, Vahid Halilhodzic, avait des rapports compliqués avec les journalistes, mais j’avais l’impression qu’il en jouait aussi. Cela le motivait peut-être…

Vous avez entraîné à Alger, à Bejaïa, mais aussi la JS Saoura, à Béchar, une ville de l’ouest algérien, située aux portes du désert. Cette expérience a-t-elle été particulière pour vous ?

J’en garde un excellent souvenir. C’est à 1000 kilomètres d’Alger, à 800 d’Oran. Il y a peu de distractions, c’est vrai, mais j’ai reçu un accueil formidable. J’ai pu passer plusieurs mois dans un contexte particulier, où la nature est hostile et peut rendre la vie des habitants compliquée. Je me souviens que lorsque j’étais lycéen, un de mes cours portait sur la vie dans le milieu désertique. Je l’ai vécue un peu, mais c’était une vraie expérience…

Source: Monde Afrique

JoomShaper

按揭計算機| 買樓,上車盤,搵樓,屋苑,樓盤,地產| 租樓,租盤,二手樓| 新盤,一手樓| 豪宅| 校網| 放盤| 樓價,成交| 居屋| 貝沙灣| 美孚新邨| 嘉湖山莊| 太古城| 日出康城| 九龍站| 沙田第一城| 臻頤| 匯璽| 御半山 II or 2| OMA OMA| 樓市走勢|

邮件营销| Spread | Email Marketing 電郵推廣|

Luxury Travel| Six Senses Travel| Six Senses Zighy Bay| Vietnam Travel| Morocco Travel| Park Hyatt| Peninsula| Automatic Label Applicator| 度身訂造 旅遊| 峴港 旅遊| 芽莊 旅遊| 北海道旅遊| 越南旅遊| 杜拜旅遊| 摩洛哥旅遊| 六善| KLook| Travel 旅遊| 旅行| KUONI 勝景遊| 郵輪| Luxury| Aman| Silversea| Luxury Cruises| Six Senses| 峴港| 芽莊| Abu Dhabi| Private Tours| AmanTokyo| Amanyangyun| Cuba Private Tours| 古巴私人包團| Jetour| Amanemu| 定制旅游| 高端旅游| Luxury Travel Agency Hong Kong| 銀 海 郵輪| Tailor Made Travel| Tailor Made Trips| 豪華 旅遊|

Tomtop| Andoer| LEMFO| Anet A8| Xiaomi Roborock S50| Xiaomi M365 Scooter| MXQ PRO| MJX Bugs 5W| Hohem Isteady Pro| Hubsan H501s X4| Anet A6| Dobby Drone| ILIFE V7s| Creality Ender-3| Hubsan H501s| Hohem Gimbal| Trumpy Bear| Amazfit Bip| Hubsan H501s| Vernee T3 Pro| DJI Mavic Air| Anet A8 3d Printer Review| Populele| SONOFF| Homekit| JJPRO X5| LEMFO LEM7| Anet| Koogeek| Hubsan Drone| Wltoys| Feiyu| Zeblaze| Lixada| TomTop @Reasonable.shop|

IT Support| printing labels| System Integration| Software development| label printing| QR code scanner| wms| vending machine| barcode scanner| QR code scanner| SME IT| it solution| rfid tag| rfid| rfid reader| it outsourcing| printing labels| IRLS| inventory management system| digital labelling| barcode label| Self Service Kiosk| Bar Code/QR Code Application/QR Code Scanner| It Solution Service/It Services| Automation Labelling System/Applicator/Label Printing Machine/Thermal Transfer Printer/Packing Worker/Warehouse Worker| Clinic Booking/Appointment System| Photo Inspection/Staff Management Apps| Digital Labelling/Barcode Printers| Wms/Warehouse Management System| Vending Machine| It Solution Service/It services/IT Support| Hardware Maintenance| Barcode Label| IT Talent Sourcing| IT Talent Sourcing/It Outsourcing| Rfid Tag/Reader|

banner| foamboard| backdrop| pvc| printer| label| print shop| poster| business card| postcard| print services| printing company| name card| hk print| hong kong printing| Spray painting/banner/banner price| Backdrop/Backdrop price| Easy to pull / easy to pull frame price| Banner / printing / banner printing / printing quotation| Sticker / sticker printing| Leaflet / leaflet printing| Exhibition booth| Book printing| Bannershop/ebanner/eprint| Printing|